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Dernière mise à jour le

VIGILANCE ROUGE – 13  juillet : canicule toujours – risques d’orages.

ALERTE SÉCHERESSE DANS L’YONNE

Voir les restrictions. Cliquez.

VIGILANCE ORANGE FEUX – Risques élevés de feux de forêts dans l’Yonne

 

À suivre…

Vite ! l’actu !

Paroles d’auteurs

  » Je ne crains pas la haine des autres mais l’hypocrisie de ceux qui prétendent m’aimer. »

Actualité municipale

Seuls les documents municipaux importants présentés sur cette page sont ensuite archivés.

14 juillet : concours de pétanque & jeux pour enfants annulés.

Pour les mêmes raisons liées aux températures caniculaires, le concours de pétanque et les jeux prévus pour les enfants sont annulés. Seuls sont maintenus l’apéritif et le barbecue des sapeurs pompiers.

Cantine scolaire

À compter de la rentrée 2026, le tarif de la  cantine solaire passera de 3,70€ à  3,80€

Parcours de santé : les travaux d’aménagement bientôt terminés.

Les employés communaux  ont tracé les différents cheminements et empierré leurs surfaces. Ils s’attellent désormais à l’installation des différents agrès.

Découvrez le plan du nouvel espace de loisirs

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La restauration de l’église se poursuit.

Voir le plan de financement ici

Le chœur

Voir le rapport d’avancement de la restauration du chœur  ici

Reconstitution de l’évolution de l’église depuis sa construction. (IA)

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Visite de l’église

Une visite de l’Église est organisée le 16 juillet prochain, à 18h00, par l’Office du Tourisme Serein et Armance.

L’AFR du Créanton toujours à votre service.
Du repassage et bien plus encore !

L’AFR du Créanton a pour objectif de recruter, accompagner, encadrer et former du public éloigné de l’emploi en créant les conditions de redynamisation des compétences au sein d’ATELIERS de REPASSAGE sur l’ensemble des sites :

  • Brienon : 8 Boulevard du Général de Gaulle

  • Venizy : 3 Rue des Forges

  • Migennes : 9 Rue Pierre Sémard

  • Joigny : 1 Rond-Point de la Résistance
    L’AFR du Créanton c’est aussi 3 boutiques « Aux Bonnes Affaires ».

    L’association récupère des  vêtements, chaussures, jouets, livres… qui sont triés, nettoyés puis mis en vente à petits prix. Les boutiques sont ouvertes à tous et pour toutes les bourses.

    Tel.03 86 63 42 86

Transports scolaires : pensez aux inscriptions

La Région Bourgogne-Franche-Comté vous informe que le site d’inscription aux transports scolaires pour l’année 2026/2027 est ouvert depuis le 8 juin  2026.

L’ensemble des informations relatives à la procédure d’inscription est disponible  sur le site internet de la Région :

Site internet de la Région

ANIMATIONS / ASSOCIATIONS

Fête nationale…

En août…

Les Tacots reviennent en septembre !

Les « Tacots » reviennent le 13 septembre prochain. Il serait temps de commencer à préparer votre bolide !
Pour tout renseignement et pour vous inscrire deux numéros:
06 88 03 67 17    &    06 43 24 28 42

Les dernières productions

Bar : « Le Diapason »


14  rue des Forges
03 86 80 00 12

Bar-Pub, Jeux (baby-foot, billard, flipper, fléchettes) De 16h à 1h
du lundi au vendredi..
Salle Cabaret

Le lieu de rencontre et de détente populaire pour les habitants de Venizy. !

 

DIVERS – INFO

DERNIÈRE INFOLETTRE

L’Infolettre    de l’été 2026   est en ligne La lire...

Vous pouvez imprimer vous-même l’Infolettre en ouvrant le document et en cliquant sur en haut de la 1ère page.

Juste à côté.

FESTIVAL d’orgue – Saint-Florentin

Festival : Forêts d’Othe à ciel ouvert

Programme :

Plan :

La CCSA propose la tournée des Bistrots Nomades !

Cette année encore, la CCSA propose les apéro-concerts des « Bistrots nomades ».
Pas d’arrêt à Venizy cette fois  (chacun son tour!) mais la proximité des évènements à venir devrait permettre aux amateurs d’en profiter facilement !

FESTI’COCCINELLE 2026 – Saint-Florentin

Depuis 2006, le Festi’Coccinelle réunit chaque été plus de 2 000 enfants au Jardin de l’Octroi de Saint-Florentin pour deux journées d’ateliers socio-éducatifs, de spectacles et d’animations ludiques dédiées au jeune public. Organisé par l’Association Culturelle Othe-Armance et la Ligue de l’Enseignement de l’Yonne, chaque édition explore un thème différent : voyages, cinéma, jeux olympiques, fond des mers… Un rendez-vous familial incontournable du pays d’Othe, dans un écrin de verdure entre les deux bras de l’Armance.

FESTIVAL  Othe-Armance

Festival itinérant de musiques actuelles qui déploie son joyeux périple dans les pays d’Othe et d’Armance, dans l’Aube et l’Yonne, entre juillet et début octobre chaque année.

Othe-Armance Festival / Le Chaudron
195 rue des Croisettes – 10130 Auxon
03 25 42 70 63 / administration@festivalenothe.org
site internet ici

À Saint-Flo ! Les Garagistes.

15 Juillet : Joost van Lubeek

Durée / Horaire : 1h30 – 2h
Accès : Entrée payante
Tarif : 8€

Installé à Paris, cet artiste à la sensibilité folk-pop vibrante a choisi de laisser ses musiciens de côté le temps d’un soir. Seul en scène, micro en main, il viendra interpréter les titres de son magnifique album ALL IS ONE directement sur ses bandes-son de studio

Ouvertures :

Lundi : 9h – 19h ou 20h (selon affluence)
Mardi : Fermé
Mercredi & Jeudi : 10h – 19h ou 20h (selon affluence)
Vendredi : 10h – 21h ou 23h (selon affluence, pour bien lancer le week-end !)
Samedi : 9h – 19h
Dimanche : Fermé

Page Facebook

06 07 26 51 70 – contact@lesgaragistes.fr

Ça vous concerne aussi…

Témoignage du 10 juillet 2026 (XXIème siècle)

Le réveil n’a pas sonné, ou peut-être que si, mais qu’importe

Ce matin, il n’y a pas d’odeur de café, pas de douche chaude pour effacer la nuit, pas de miroir pour s’assurer que j’ existe encore. Il y a juste le bruit sec de la fermeture éclair du sac à dos qu’on tire une dernière fois

J’y tasse ce qui reste : trois fringues qui se courent après, des papiers froissés, un reste de dignité que je refuse de lâcher, et ce qui survit d’espoir au fond des poches.Puis, je passe la porte

Je n’attends plus rien, je n’attends plus personne. Ce matin, les sangles coupent les épaules et la trajectoire est nette, sans virage, sans fioriture. Destination? …. La rue. Le grand effacement…

Quand le talon frappe le trottoir pour la première fois avec le statut de celui qui n’en repartira pas ce soir, le monde change de couleur. Le décor reste le même, mais les règles du jeu sont réécrites à l’encre sympathique

En quelques secondes, on passe du statut de citoyen à celui de fantôme. La rue ne vous accueille pas, elle vous percute même quand on y est habitué. Elle vous impose immédiatement son premier supplice : le regard des autres Ce regard qui fuyait autrefois la misère par politesse se transforme instantanément en un filtre d’invisibilité. Les gens pressent le pas, ajustent leurs écouteurs, fixent leurs écrans de téléphone

Vous n’êtes plus un homme ou une femme avec une histoire ; vous êtes un obstacle visuel, un malaise public, une statistique encombrante sur le chemin du bureau. Le plus dur, c’est ce silence assourdissant au milieu de la foule Être entouré de milliers de personnes et réaliser qu’on pourrait s’effondrer sur le bitume sans que personne ne ralentisse sa cadence.

La géographie de la survie. 
Tracer sa route dans la rue, c’est réapprendre à cartographier la ville avec les yeux d’un prédateur ou d’une proie. Le paysage urbain, autrefois familier, devient hostile et féroce. L’architecture hostile ce sont ces bancs publics coupés en deux par des accoudoirs en métal, ces pics sous les porches, ces bouches d’air chaud condamnées. La ville moderne crie à voix haute qu’elle ne veut pas de vous, qu’elle refuse de vous voir vous poser

La quête de l’eau et du reste

Trouver des toilettes publiques propres, un point d’eau qui fonctionne, un endroit où laver ses mains sans déclencher les foudres d’un vigile de centre commercial. Chaque besoin primaire devient une expédition militaire. Trouver un bout de béton pas trop exposé au vent ou à la chaleur un angle mort pour les caméras de surveillance mais pas trop sombre pour éviter les agressions. La nuit n’est plus un espace de repos, c’est un territoire de vigilance absolue où le sommeil n’est qu’un demi-évanouissement, une oreille toujours attentive au moindre bruit de pas qui approche

« Le Logement est un droit, la rue est un tribunal. Et sur ce banc-là, vous êtes coupable d’exister »

La déchéance du temps

Dans la vie ordinaire, le temps est une ressource précieuse après laquelle on court. Dans la rue, le temps est un océan de goudron dans lequel on se noie. Les heures s’étirent, massives, informes

Qu’est-ce qu’on fait à 14 heures quand on a déjà marché dix kilomètres pour tuer le temps ? Qu’est-ce qu’on fait quand la pluie commence à tomber ou le soleil commence à cogner ?

On attend….

On attend le soir pour pouvoir se cacher, on attend le matin pour espérer un rayon de soleil. On regarde ses chaussures s’user, la crasse s’installer sous les ongles, l’odeur de la sueur devenir une seconde peau

Le corps lâche petit à petit : les dents se gâtent, les pieds s’abîment, le dos se courbe sous le poids de ce foutu sac qui contient toute une vie. C’est violent, c’est injuste, et ça n’a rien d’une aventure romantique. C’est une descente aux enfers sans parachute

La rue brise les hommes, c’est un fait. Mais ce matin, le cœur bat encore. Lourd, en colère, mais il bat. Et tant qu’il bat, la partie n’est pas complètement perdue.

Patrice Nice journaliste et SDF fondateur de l’ Écho Du Bitume in X

« Nous assistons aux prémices d’un danger de mort environnemental » face aux chaleurs extrêmes, avertit l’écologue Philippe Grandcolas

Le directeur adjoint scientifique national pour l’écologie et l’environnement au CNRS alerte sur « les conséquences dramatiques » de ce début d’été caniculaire sur le milieu naturel.

Mudcracks Desiccation Cracks Mud Cracks Sedimentary : vidéo de stock (100 % libre de droit) 7906978 | Shutterstock

Les journées se suivent et se ressemblent depuis le début de l’été en France, avec des températures suffocantes. Le thermomètre est monté le 8 juillet jusqu’à 43°C sous abri à Moules-et-Baucels, dans l’Hérault. Le seuil des 40°C, hier exceptionnel, est régulièrement dépassé depuis la fin du mois de juin sur une grande partie du territoire hexagonal.

Ce phénomène nouveau a déjà « des conséquences dramatiques » dans le milieu naturel ainsi que pour la production agricole française, explique Philippe Grandcolas, directeur adjoint scientifique national pour l’écologie et l’environnement au CNRS. Selon cet écologue, les conséquences mortifères des canicules actuelles en matière de biodiversité sont aussi un avertissement sur « le danger de mort » qui menace notre environnement dans les prochaines décennies.

Franceinfo : Quelles sont les conséquences des températures caniculaires actuelles sur l’environnement ?

Philippe Grandcolas : Nous avons tendance à juger ces chaleurs extrêmes à notre échelle d’être humain. Pour nous, c’est très pénible. Des personnes en situation de fragilité peuvent même en mourir. Mais nous avons des moyens pour nous protéger. Dans le milieu naturel, en revanche, la barre des 40°C est un seuil au-delà duquel on franchit les limites physiologiques chez les espèces ni méditerranéennes ni « désertiques », qui ne sont pas adaptées à ce type de températures.

Comment les organismes vivants sont-ils atteints ?

Lorsqu’il fait chaud, les plantes pompent de l’eau dans le sol et elles « évaporent » et « transpirent » par les feuilles. La transpiration, en particulier, leur permet de se refroidir de manière analogue aux humains. Le problème, c’est qu’en période de canicule, l’endroit où se trouvent les racines peut être desséché et les plantes n’arrivent plus à pomper de l’eau.

En cas de chaleur extrême, les cellules et les molécules biologiques des plantes peuvent aussi s’arrêter de fonctionner. Cela concerne la plupart des plantes qui vivent en climat tempéré non méditerranéen. Les parois extérieures des feuilles peuvent également dysfonctionner. Elles sont alors flétries. Et vous aurez beau arroser des plantes fragiles, elles continueront à flétrir et elles finiront par sécher et mourir.

Et qu’en est-il pour les animaux ?

Cela dépend des espèces. Il y a des animaux qui sont capables de transpirer avec des glandes dites « sudoripares ». C’est le cas des mammifères. Mais au-delà d’un certain seuil de température sans humidité, généralement 40°C, leur système de transpiration n’arrive plus à compenser. Cela vaut aussi pour d’autres organismes, notamment ceux à sang froid comme les reptiles, les amphibiens ou les vers. Mais gare au dessèchement à travers la peau perméable des amphibiens, par exemple.

« Les oiseaux, eux, ne transpirent pas. Ils évaporent péniblement en ouvrant le bec. Et là, les conséquences sont dramatiques. Il y a des milliers d’oisillons et d’oiseaux sauvages qui sont morts à cause des fortes chaleurs de ce début d’été. »

Philippe Grandcolas, écologue

Cela ne veut pas dire que ces espèces vont disparaître de la surface de la Terre, mais c’est un stress démographique local vraiment colossal.

A quel point notre agriculture est-elle touchée ?

L’impact des chaleurs extrêmes est encore plus fort dans les milieux simplifiés et fragilisés par les actions humaines, et donc sur les espèces cultivées et élevées. Plus les milieux sont artificialisés, comme avec les grandes cultures et leurs grands champs d’un seul tenant, plus on va avoir des phénomènes d’échaudage, avec des plantes qui meurent ou qui perdent en productivité.

Il y a aussi une hécatombe en ce moment dans les élevages industriels, parce qu’on ne peut pas climatiser un poulailler qui abrite 10 000 poules. Dans ces hangars, on retrouve des oiseaux littéralement brûlés sur place. Ils ont atteint des températures telles que leurs organes ne fonctionnent plus et leurs cellules sont mortes. Même chose pour les porcs et les vaches, malgré leur capacité à réguler leur température en transpirant, qui atteint rapidement ses limites au-delà de 25°C.

Certaines régions françaises sont-elles plus exposées ?

Il faut voir le territoire métropolitain national comme un patchwork, avec des endroits où la plupart des espèces ne sont pas adaptées à des températures aussi extrêmes et où des milieux simplifiés et fragilisés dominent localement. C’est valable pour la France tempérée océanique, du centre, du nord ou des montagnes. Dans le Sud, les espèces sauvages sont plus résistantes, mais elles doivent faire face au risque d’incendies.

Les feux qui frappent actuellement le sud de la France sont dramatiques. Evidemment, pour les personnes qui perdent leurs maisons et leurs biens, mais également pour le milieu naturel. Quand il y a des milliers d’hectares qui brûlent, c’est aussi une perte de biodiversité et des services que la forêt rend notamment en stockant l’eau et en rafraîchissant l’environnement par évaporation.

Va-t-on voir des légumes disparaître des étals dans les prochains mois ?

Disparaître, non, parce qu’une grande part de notre alimentation est importée. Et c’est ce qui rend ce type de catastrophe difficile à mesurer, parce qu’on compense coûteusement avec d’autres sources d’approvisionnement. Par contre, on peut s’attendre à de très fortes hausses de prix des paniers de fruits et légumes.

Les climatologues expliquent que nous sommes en train de vivre nos étés les plus froids du reste de notre vie. Si les conditions actuelles atteignent déjà gravement la faune et la flore, qu’en sera-t-il demain ?

Cela veut dire qu’il y aura des épisodes de mortalité énormes. De plus en plus d’arbres vont mourir. Les taux de mortalité dans les forêts françaises ont explosé ces dernières années. Et cela va continuer. Les populations d’oiseaux vont continuer à baisser. En plus de la disparition de leurs habitats et du manque d’insectes provoqué par l’utilisation de pesticides, les oiseaux subiront des mortalités printanières tardives qui cassent les jeunes générations. Et ainsi de suite.

Bien sûr, nous verrons aussi des reverdissements à certains moments, à la faveur de pluies et de températures plus basses. Des plantes qui ne sont pas mortes vont reverdir. Des animaux vont ressortir. Mais, globalement, le paysage de 2050 en France métropolitaine va être dramatique. D’autant que les aléas combinant climat et biodiversité, tels que les inondations ou les feux, seront potentiellement considérables. C’est ce que les climatologues et les écologues essayent d’expliquer depuis des années sans être entendus. Parce qu’à moins de vivre des événements comme ceux-là, on a du mal à y croire.

Est-il possible de prendre des mesures pour s’adapter à un tel avenir ?

On peut par exemple faire de la migration assistée d’espèces qui résisteront mieux aux canicules pour repeupler les forêts dans le centre, l’ouest, l’est et le nord de la France. On devrait restaurer des zones humides, des haies, ne pas prélever exagérément dans les nappes ou les rivières. Mais si on n’atténue pas le réchauffement climatique, de telles mesures extrêmement coûteuses et complexes sont vouées à l’échec.

« Si le climat de la France se réchauffe de quatre degrés d’ici la fin du siècle, comme l’envisagent aujourd’hui même les autorités, alors on est morts. C’est clair. »

Philippe Grandcolas, écologue

Il n’y aura plus d’agriculture en France. Il n’y aura plus de milieu naturel. Nous assistons aujourd’hui aux prémices d’un danger de mort environnemental. On ne peut pas climatiser la nature.

Mais à quoi bon chercher à atténuer le réchauffement en France, si le reste du monde ne suit pas le même mouvement ?

Cela ne peut pas être un argument pour l’inaction. Tout ce qu’on peut réussir à diminuer, ce sera toujours ça de gagné. C’est comme ça qu’il faut raisonner. Par contre, se dire que ce n’est pas la peine de faire quoi que ce soit parce que les autres ne font rien, alors c’est accepter la mort. D’autant que cette vision est très naïve, dans la mesure où le monde est global.

La majeure partie de ce que nous consommons n’est pas produit en France. Quand on accuse la Chine ou le Brésil de ne pas faire ce qu’il faut, on oublie qu’il y a 15% de la déforestation amazonienne ou des émissions de gaz à effet de serre de ces pays qui est causé par les achats européens. Faire ce constat est très anxiogène. Il faut donc arriver à montrer qu’il y a des ensembles de solutions et qu’on ne peut plus attendre pour les adopter.

Mais les solutions sont-elles acceptables par la société ?

Parmi les changements à mettre en œuvre, beaucoup de choses sont en réalité très agréables : isoler votre immeuble ou végétaliser les rues, manger de plus en plus de fruits et légumes de saison en circuit court, revenir à minima à la consommation de viande de nos grands-parents. Toutes ces solutions ne sont pas désagréables. En tout cas, elles nous privent moins que de subir des canicules épouvantables.

Le problème, ce sont les politiques ou les décideurs qui en profitent pour accentuer les clivages créés par les discours d’atténuation et d’adaptation, au lieu de prendre les bonnes décisions.

« Les lobbys agro-industriels ou pétroliers défendent en permanence leurs intérêts, en nous incitant à avoir des productions agricoles ou industrielles qui sont complètement inadaptées et qui aggravent les problèmes. Il faut bien comprendre qu’il n’y a aucune pitié à attendre de ces acteurs. »

Philippe Grandcolas, écologue

Le jour où nous ne serons plus capables de produire quoi que ce soit, ils iront chercher ailleurs les productions à transformer. Le futur de l’agriculture française, ce ne sont pas des élevages industriels dans lesquels la mortalité est déjà ou sera colossale, ou encore des stockages d’eau égoïstes pour irriguer des grandes cultures qui meurent déjà ou mourront par échaudage. Le court terme n’est pas une solution.

Entretien France Info

Canicule : comment sauver son jardin en urgence pendant les fortes chaleurs ?

Le thermomètre explose, la terre se fissure, les feuilles jaunissent en quelques heures… Pendant une canicule, le jardin peut souffrir très rapidement. Certaines plantes brûlent, le potager ralentit et la pelouse semble déjà perdue. Mais quelques gestes simples peuvent limiter les dégâts immédiatement. Voici 10 réflexes d’urgence à adopter dès aujourd’hui pour protéger vos plantes, conserver l’humidité du sol et éviter qu’une vague de chaleur ne détruise votre jardin.

Main arrosant un pied de tomate paillé au coucher du soleil

Checklist urgence canicule au jardin : les  gestes à faire immédiatement

1- Arroser au bon moment : jamais en pleine journée

C’est le premier réflexe à adopter. Pendant une vague de chaleur, l’arrosage doit se faire :

Tôt le matin avant 8h.
Ou tard le soir après le coucher du soleil.

En pleine journée,  l’eau s’évapore trop vite. Le choc thermique peut fragiliser les plantes.
Une grande partie de l’arrosage est perdue.

Le bon réflexe : privilégier un arrosage lent et profond pour que l’eau atteigne les racines doit être votre première urgence face à la canicule.

2- Pailler la terre en urgence pour garder l’humidité

Le paillage agit comme une protection naturelle contre la chaleur. Il permet de :

Conserver l’eau dans le sol.
Limiter l’évaporation.
Garder les racines plus fraîches.
Espacer les arrosages.

Le bon réflexe : ne vous dites pas que c’est trop tard. Même installé en urgence, un paillage peut faire une énorme différence pendant la canicule en gardant la terre humide.

Vous pouvez utiliser de la paille, des copeaux de bois, des feuilles mortes et des résidus de tontes de gazon sèches. Une couche de 5 à 8 cm est idéale.

3- Protéger les plantes du soleil brûlant

Certaines plantes ne supportent pas plusieurs jours de soleil intense. Les plus fragiles et les plus urgents à protéger sont :

Les jeunes plants et les semis récents en priorité.
Les plantes en pots.
Les salades.
Les fleurs de tomates
Les fraisiers.
Les hortensias.

4- Comment sauver un potager pendant une vague de chaleur ?

Le potager est souvent le premier à souffrir.

Les légumes les plus sensibles :

Salades.
Courgettes jeunes.
Tomates récemment plantées.
Herbes aromatiques.
Concombres.

Les gestes prioritaires :

Paillez généreusement.
Arrosez au pied.
Ombrez les cultures fragiles.
Récoltez régulièrement pour éviter l’épuisement des plants.

6 litres tous les 3 jours : la méthode d’arrosage qui sauve vraiment vos légumes

Quand un écosystème souffre, le premier réflexe est souvent de noyer le problème — littéralement. Beaucoup de jardiniers arrosent matin et soir pendant la canicule, pensant bien faire. Erreur.

On préconise une approche mesurée : 6 litres d’eau par plant, tous les 3 jours. Pas plus. Et surtout, pas en une seule fois. Il faut procéder par étapes, verser lentement, et surveiller le sol.

« Dès qu’on voit des flaques apparaître, on arrête et on reprend juste après », détaille l’expert. Cette méthode permet à l’eau de pénétrer en profondeur plutôt que de ruisseler en surface. Les racines sont encouragées à descendre chercher la fraîcheur, ce qui rend les plants plus résistants aux prochaines vagues de chaleur.

Arroser le soir reste préférable : l’évaporation est moindre et le plant profite de toute la nuit pour s’hydrater. Arroser en plein soleil de midi, c’est perdre une bonne partie de l’eau avant même qu’elle n’atteigne les racines.

Paillage épais, ombre improvisée, arrosage fractionné : trois gestes simples, zéro achat compliqué. Le potager est plus résistant qu’on ne le croit — à condition de ne pas le « sauver » trop fort. Et si la prochaine canicule frappe encore plus tôt cet été, au moins vous saurez quoi ne pas faire.

Sortir dans l’Yonne

Vide-greniers/brocantes de l’Yonne –  Activités culturelles : le programme de tout le département

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