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Actualité municipale

Fermetures exceptionnelles les vendredis 29/10 et 05/11 2021

Réunion publique lundi 25 octobre à 20h -  Maison de la Culture : les nouveaux sens de circulation dans le bourg.

Samedi 16 octobre, La Fenice-aVenire, sous la direction de Jean Tubéry, proposait un concert de musique baroque en l’église de Venizy. Une magnifique soirée qui restera dans les mémoires!

CONférence environnement

 

L’Association de protection de l’environnement de la nature, des rus et ruisseaux de VENIZY et des communes limitrophes, vous propose d’assister à une conférence le samedi 23 octobre à 16h à la salle polyvalente de VENIZY (accueil à 15H30) sur le thème du carbone et de l’effet de serre.

Découvrez les commerces présents

LA fibre : fin octobre ?

Le Conseil départemental vous informe

Le déploiement de la fibre entre dans sa phase terminale. Afin de mieux comprendre ce qui va changer pour les particuliers, le Conseil Départemental a mis en ligne sur son site une page  informative et une video (voir ci-dessous). Chacun est invité à s’informer avec attention des enjeux ce cette évolution majeure et des modifications indispensables qu’elle va entrainer sur ses équipements.

Voir la vidéo sur le site du Conseil Départemental

ACTU LOCALE

Lire l’article de Libération

Le poulailler dont Neuvy-Sautour ne veut pas

Des habitants du village de Neuvy-Sautour, dans l’Yonne, s’opposent à un projet de construction d’un poulailler de 1.800 mètres carrés. Ils craignent des nuisances quotidiennes et dénoncent l’élevage industriel. Leur pétition en ligne a récolté plus de 43.000 signatures.

On ne peut pas avoir un poulailler de ce type-là, qui va générer des odeurs particulièrement nauséabondes. Cela va aussi générer du bruit : on va avoir un bruit constant de 70 décibels. Il faut savoir que le supportable au quotidien en permanence, c’est 60 décibels ! 70 décibels, c’est l’équivalent d’un bruit d’une route nationale. Et puis, il y a l’impact visuel, ça va être particulièrement laid. En plus, il y a un impact immobilier qui est très fort”, poursuit cet habitant du village. On craint aussi une hausse du trafic routier dans la commune.

Un poulet = une feuille A4

Au-delà de l’impact pour la commune, les opposants au projet de poulailler dénoncent aussi un mode de production industriel qui va à l’encontre des exigences actuelles en matière d’alimentation et d’environnement. “Vous imaginez, 40.000 poulets dans 1.800 mètres carrés, ça fait l’espace d’une feuille A4 par poulet”, explique Richard Boessinger. _”_Ce sont des élevages intensifs qui génèrent de la maltraitance animale”, ajoute Nathalie Cronier, “pour moi, c’est aussi la question de la malbouffe, ce sont des poulets qui grandissent en 40 jours. Normalement, des poulets grandissent en trois mois ! Donc à un moment donné, c’est aussi un choix de société”.

Une stratégie départementale du groupe Plukon

Selon cette habitante, il faut replacer ce projet de poulailler dans un contexte départemental : “Ce projet s’inscrit dans une stratégie de groupe Plukon Food Group, qui veut déployer 80 poulaillers dans un périmètre de 100 km autour de Chailley [commune qui abrite l’abattoir et le siège du groupe Duc, racheté par Plukon en 2017 NDLR].  Donc on peut s’interroger aussi sur l’impact pour notre zone qui est déjà très polluée. Et je m’interroge sur ce que font nos élus pour mesurer cet impact et nous protéger”, ajoute Nathalie Cronier.

Une pétition en ligne contre le projet a déjà plus de 43.000 signatures. Selon les membres de l’association “Neuvy Nouvel Horizon”, le conseil municipal s’est prononcé le 24 septembre dernier contre le projet, mais l‘enquête publique a pris fin le 20 septembre et c’est désormais à la préfecture de trancher. Le porteur du projet et le maire du village n’ont pas répondu à nos sollicitations.

Lire le contenu de la pétition en ligne

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Article complet sur France Bleu Auxerre

DIVERS - INFO

DERNIÈRE INFOLETTRE

L'Infolettre d'octobre 2021
est en ligne.

Je vais lire ça !

 

 

 

 

 Actualité régionale

Plus d'actualités locales (par Google Actualités)

REPRISE ÉCONOMIQUE : LA BOURGOGNE À LA TRAÎNE

En Bourgogne Franche-Comté, le Covid-19 a frappé des territoires plus durement que d’autres sur le plan économique, la crise sanitaire creusant parfois de nouvelles inégalités. Si les mesures prises par les pouvoirs publics ont permis d’en limiter les effets, le rebond économique observé au cours de l’été ne doit pas faire oublier une autre réalité : la sortie de crise est encore parsemée d’embûches. Citons la menace de nouveaux soubresauts sanitaires, la crise des matières premières, les difficultés à recruter ou encore les faiblesses structurelles de la filière automobile qui porte la croissance régionale.

Si penser à l’après-Covid est vital pour les acteurs économiques et institutionnels, mais aussi pour les ménages, mesurer l’impact réel de la crise sanitaire sur l’économie régionale est indispensable afin d’envisager les scénarios de sortie de crise. C’est justement l’ambition que portait le colloque organisé le 14 octobre 2021 à Dijon, par les directions régionales de la Banque de France, de l’Insee et de l’Urssaf. Après avoir dressé un état des lieux complet de la conjoncture économique en Bourgogne Franche-Comté, les intervenants ont esquissé les évolutions possibles et appelé à la “prudence”.

Un déficit de 7.000 emplois par rapport à 2019

Selon des données recueillies par la direction de l’animation de la recherche, des études et des statistiques (Dares), l’évolution de l’emploi salarié privé en région (hors agriculture) se situe à -0,7 % entre le quatrième trimestre 2019 et le deuxième trimestre 2021. “Fin 2019, 671.000 emplois étaient recensés en Bourgogne Franche-Comté contre 666.000 fin juin 2021, le niveau le plus bas ayant été atteint en juin 2020, avec 646.000 emplois”, rapportent les experts en statistiques de l’Urssaf. Et ce, tout en rappelant que 4.755 emplois avaient été détruits par la crise sanitaire (dont 3.660 dans l’intérim).

L’analyse du marché du travail régional, entre mars 2020 et juin 2021, démontre que trois secteurs ont particulièrement souffert du recul de l’activité : la fabrication de machines et d’équipements (1.030 postes détruits), l’hébergement (860), les agences de voyages (260). À l’inverse, les entreprises de l’informatique (+340 postes), de l’éducation (+670) et de construction spécialisée (+1.890) ont su profiter des besoins nouveaux nés de la pandémie.

La majorité des secteurs du tissu économique régional n’a pas été impactée par la crise sanitaire, Et seulement 6 % des emplois relèvent d’un secteur en difficulté.

D’un territoire à l’autre, de fortes disparités se font jour au niveau de l’emploi, certains départements ayant recouvré, voire dépassé, la situation d’avant-crise comme le Jura (+1,4 % d’évolution entre décembre 2019 et juin 2021), la Haute-Saône (+0,7 %), la Côte-d’Or (+0,3 %) et la Saône-et-Loire (+0,3 %). Les autres départements, considérés comme étant “moins dynamiques”, restent à la traîne : le Territoire de Belfort (-3,7 %), le Doubs (-2,6 %), la Nièvre (-1,8 %) et l’Yonne (-1,5 %).

De ces données sur l’emploi salarié privé, la Dares et l’Urssaf tirent plusieurs conclusions. Si tous les postes détruits depuis le début de la pandémie n’ont pas été compensés à ce jour, c’est en raison notamment “des faiblesses structurelles” de l’industrie et du tertiaire, gros pourvoyeurs d’emplois en Bourgogne Franche-Comté. Deux secteurs qui avaient déjà été fragilisés par la crise économique de 2008 et “qui poursuivent leur chute”. Reste que la région, avec un taux de chômage à 6,8 %, n’affiche pas que des faiblesses. “La majorité des secteurs du tissu économique régional n’a pas été impactée par la crise sanitaire, observent les représentants de l’Urssaf. Et seulement 6 % des emplois relèvent d’un secteur en difficulté.”

Les mesures d’urgence ont amorti le choc d’activité

C’est un constat partagé par tous : économistes, professionnels, représentants des chambres consulaires. Le recours à l’activité partielle a “clairement” limité l’impact de la crise sur l’emploi et permis aux entreprises de résister “au choc d’activité”. Ce sont les données de l’Urssaf qui attestent le mieux de la montée en puissance de l’activité partielle au plus fort de la crise sanitaire. En effet, alors que la part de l’activité partielle ne représentait que 0,1 % des montants déclarés à l’Urssaf en 2019 (soit 18,7 millions d’euros), elle est passée à 4 % en 2020 (745 millions), avec un pic à 17 % rien que sur le mois d’avril de la même année (229 millions). Pour finalement revenir à 2 % à la fin du premier trimestre 2021.

Sans surprise, les secteurs qui ont eu le plus recours à la mesure, entre mars 2020 et juin 2021, sont les jeux de hasard et d’argent (37 %), la restauration (28 %), l’hébergement (24 %), les voyagistes (20 %), les activités sportives et de loisirs (18 %). En revanche, l’activité partielle n’a pas été l’option retenue dans l’industrie chimique (1 %), la recherche et développement (1 %), les télécoms (0,5 %) ou dans les administrations (0,2 %).

Au total, lors du premier confinement, 36 % des 960.000 salariés (publics et privés) en Bourgogne Franche-Comté ont été en chômage partiel. De mars 2020 à septembre 2021, il a touché un salarié sur deux, “ce qui représente une dépense totale de 1,2 milliard d’euros pour l’État”, souligne Fabien Sudry, le préfet de Région. Pour l’Yonne, le montant consacré à l’activité partielle est de 94,8 millions d’euros sur la même période.

Ce constat doit néanmoins être nuancé. Si la casse sociale annoncée pendant la pandémie n’a pas eu lieu, d’autres indicateurs témoignent d’une pauvreté qui a gagné du terrain. Les allocataires du RSA n’ont cessé d’augmenter sur la période, avec un pic à +9 % en région à l’automne 2020, quand les demandeurs d’emploi en fin de droits progressaient de 20 % entre février et septembre 2020.

Des entreprises “globalement” en bonne santé financière

Une étude de la Banque de France portant sur l’impact de la crise sanitaire sur les comptes des petites et moyennes entreprises en Bourgogne Franche-Comté (dont le chiffre d’affaires annuel est supérieur à 740.000 €) démontre que ces dernières ont su s’adapter en préservant une “trésorerie saine”, résume Éric Martin, vice-président de la Fédération bancaire française. Analyse partagée par François Bavay, le directeur régional de la Banque de France. “Pendant toute cette période, si l’on prend en référence l’exercice 2019, il y a eu une grande résilience des capacités bénéficiaires des entreprises régionales, du fait d’un ajustement de l’investissement (-15,5 % en 2020 contre +8,8 % en 2019) et des charges d’exploitation au niveau réel de l’activité. En ce sens, elles ont pu conforter leur trésorerie et maîtriser leur endettement.”

En permettant aux entreprises de conserver leurs effectifs et leurs compétences, elles ont pu maintenir leur niveau de trésorerie à court et moyen terme, et poursuivre leur effort d’investissement

Cette relative bonne santé des entreprises tient surtout à l’accompagnement de l’État qui a rapidement mis sous perfusion les économies régionales. Ce sont 3,7 milliards d’euros qui ont été versés à 27.500 entreprises bourguignonnes et francs-comtoises (dont 88 % de PME) en prêts garantis et 1 milliard dans le cadre du fonds de solidarité. Montants abondés des 600 millions d’euros du plan de relance de la Région.

“En permettant aux entreprises de conserver leurs effectifs et leurs compétences, elles ont pu maintenir leur niveau de trésorerie à court et moyen terme, et poursuivre leur effort d’investissement”, confirme Fabien Sudry. Un “soutien massif indispensable” renchérit le directeur régional de la Banque de France, soulignant que “l’activité en variation du chiffre d’affaires avait reculé de 6,6 % en moyenne sous l’effet de la crise sanitaire. Avec de très fortes baisses pour l’industrie (-11 %) ou pour la filière automobile (-22,4 %)”.

Les leçons de la crise économique de 2008 ayant été retenues, une majorité d’entreprises aborde “prudemment, mais sereinement” la reprise économique mondiale qui se dessine. “Les intentions d’investissements sont orientées à la hausse, assure François Bavay. Si l’activité se maintient au niveau qui est le sien aujourd’hui, cela devrait se vérifier dans les comptes 2021.”

La Banque de France estime que “les préoccupations d’avenir visent 10 % des entreprises régionales”, celles dont l’endettement a augmenté et qui ont vu, dans le même temps, leur trésorerie se dégrader. Une attention particulière est portée aux acteurs des secteurs du tourisme, de l’hôtellerie, de la restauration et de l’automobile “dont la capacité de remboursement de l’endettement est désormais supérieure à 7 ans”.

YR

 

La circulation des trains sera fortement perturbée durant cinq week-ends sur la ligne Dijon-Paris

Des travaux de modernisation de la ligne Dijon-Paris vont perturber la circulation des TER sur cet axe, à partir des 25 et 26 septembre 2021. Trois zones sont concernées par ces travaux, dont deux dans l'Yonne.

Entre Dijon et Laroche-Migennes, la circulation des trains sera interrompue durant cinq week-ends : les 25 et 26 septembre, 2 et 3 octobre, 9 et 10 octobre, 16 et 17 ocotbre et 23 et 24 octobre. Les trajets entre les deux villes se feront uniquement par autocar, avec un nombre de places limité.
Entre Laroche-Migennes et Sens, la circulation sera également interrompue, durant deux week-ends : les 25 et 26 septembre et les 9 et 10 octobre. Des substitions par autocar, avec un nombre de places limité, seront mises en place.
Entre Dijon et Blaisy (Côte-d'Or), la circulation sera interrompue du lundi au jeudi, entre 9 h 30 et 17 heures, à partir du 27 septembre et jusqu'au 14 octobre.
Certains TGV Inoui et Lyria circulant entre Dijon et Paris verront, par ailleurs, leurs horaires adaptés, tandis que d'autres sont susceptibles d'être supprimés les samedis.

 

 

SERvices publics

 

Les publications de la Région et du Département

Au fil de l'Yonne N° 178 - Juin 2021

Le nouveau numéro du magazine publié par le département est en ligne. N’hésitez pas à le feuilleter.

Le guide des aides spéciales aux PME en cette période de pandémie. 32 pages à découvrir.

 

 

Actualité nationale

Plus d'actualité nationale et internationale.(par MSN Actualités)

 

Vos suggestions pour la France de 2022 : donnez votre avis avec France Bleu

Avec la consultation citoyenne Ma France 2022, vous pouvez partager vos priorités, faire des
propositions et donner votre avis sur celles des autres, jusqu'à la présidentielle 2022. Grâce à ces
propositions, vous participez à la rédaction d'un Agenda citoyen qui sera soumis en votre nom aux
candidats à l'élection. Faites-vous entendre !

Plus de légumes ou de fruits sous plastique : la future réglementation

Vous avez l'habitude d'acheter des barquettes de pommes recouvertes de cellophane ? Ce type de conditionnement va disparaître. A partir du 1er janvier 2022, les emballages plastiques pour les pommes, les poires, les bananes, les concombres ou encore les tomates rondes seront interdits, comme le révèle Le Journal du Dimanche, dimanche 10 octobre. La liste doit être officialisée mardi, dans un décret d'application de la loi antigaspillage votée en janvier 2020.

L'hebdomadaire publie la liste précise des aliments concernés par cette mesure. Pour les fruits, il s'agit des pommes, poires, bananes, oranges, clémentines, kiwis, mandarines, citrons, pamplemousses, prunes, melons, ananas, mangues, fruits de la passion et kakis. Les légumes qui ne pourront plus être vendus dans du plastique (sauf lots de 1,5 kg ou plus) sont les poireaux, courgettes, aubergines, poivrons, concombres, pommes de terre et carottes "normales", tomates rondes, oignons et navets "normaux", choux, choux-fleurs, courges, panais, radis, topinambours et légumes racines.

Pour laisser aux industriels le temps de trouver des alternatives satisfaisantes, les "fruits et légumes présentant un risque de détérioration lors de leur vente en vrac" bénéficieront d'un sursis. Les tomates cerises, les pêches, les abricots ou encore les haricots verts pourront être vendus sous plastique jusqu'en juin 2023. Pour les pommes de terre et carottes primeur, ainsi que les épinards ou encore les cerises, le délai est allongé jusqu'à la fin 2024. L'exemption la plus tardive, fixée à juin 2026, concerne la plupart des fruits rouges et les "fruits mûrs à point".

INsultes, menaces contre les élus

Près de 1 300 agressions, menaces ou insultes recensées en 2020 contre des élus soit trois fois plus qu'en 2019
Tags insultants devant leurs domiciles, menaces de mort, agressions physiques… En 2020, les élus ont été visés à 1 276 reprises. Il s’agit d’une hausse de 200 % par rapport à 2019. Certes, les élections municipales sont passées par là, une période où les maires se retrouvent en première ligne, mais ce n’est pas la seule explication.

L’Association des maires de France (AMF) constate que le phénomène augmente depuis plusieurs années déjà. Plus de 500 maires ou adjoints et 60 parlementaires ont été agressés physiquement en 2020. Dans ce contexte particulier, les actions se “personnalisent”, avec notamment 68 domiciles d’élus et 63 véhicules privés visés, ce qui inquiète le ministère de l’Intérieur.

Une formation de la gendarmerie pour les élus

Henri Delatour est le maire du petit village de Lasalle, dans les Cévennes. Une commune très paisible, assure-t-il. Pourtant, au mois de janvier, des tensions éclatent sur le marché avec des militants anti-masques. L’élu de 71 ans tente alors d’intervenir. “À peine arrivé sur la place, il y a un des gars qui ne porte pas le masque, qui se dirige droit sur moi et m’insulte, raconte l’édile. J’essaye de résister à sa pression et là, boum, le coup dans la gueule. Je suis tombé raide complètement.”

Formation organisée dans le Calvados par la gendarmerie
Franchement, ça fait peur. Depuis que je suis tout petit dans le village, je n’ai jamais su qu’un maire s’était fait agresser.” Henri Delatour, maire de Lasalle

Ces dernières semaines, en raison de menaces jugées d’une particulière gravité, deux maires ont été placés sous protection policière. Le ministre de l’Intérieur, Gérald Darmanin, et le président de l’AMF, François Baroin, ont écrit aux 35 000 maires pour les inciter à suivre une formation. Près de 350 négociateurs de la gendarmerie ont été formés par la cellule négociation du GIGN pour donner des modules de formations aux élus et apprendre aux maires à faire retomber la pression quand ils sont pris à partie.

La lettre aux maires du Ministère de l’Intérieur

“Notre statut de maire n’est plus respecté”

Parmi les élus qui assistent à la formation, Marc Andreu Sabater, le maire de Vire Normandie, a été agressé il y a deux ans alors que deux jeunes de sa commune dégradaient du mobilier urbain.”J’ai ouvert la fenêtre pour leur dire d’arrêter, et là, ils sont venus vers moi et ont balancé une grenade lacrymogène, raconte-t-il. J’ai été confronté à une violence totalement imprévisible de la part de ces deux personnes. Le président du Sénat parle souvent des maires comme des élus à portée d’engueulade. C’est vrai qu’on a de plus en plus de situations où notre rôle de maire, notre statut, n’est pas connu du tout ou n’est plus respecté. Malheureusement, je pense que c’est une tendance assez nette dans notre société aujourd’hui.

Les gendarmes insistent aussi sur l’importance de déposer plainte. D’après l’AMF, encore beaucoup trop d’élus préfèrent ne rien dire. Pour les inciter à témoigner, il existe désormais un observatoire des agressions envers les élus. FInfo

 


 

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