Pandémie : qui ment à qui?

  par le Docteur Éric MENAT

La situation sanitaire est, parait-il, catastrophique. Ce doit être vrai quand on écoute l’allocution de notre président mercredi soir et qu’on voit les décisions prises par le gouvernement.

J’ai trop de respect pour la fonction présidentielle pour imaginer qu’il en soit autrement. Un président et le gouvernement qu’il a choisi ne peuvent pas mentir dans un moment aussi grave. Ils ne peuvent pas prendre ces décisions à la légère quand on sait l’impact que cela aura sur notre société, sur notre économie et sur l’équilibre psychologique de toute la population. Des jeunes enfants effrayés parce qu’ils ne peuvent pas comprendre, jusqu’aux plus âgés qui souffrent de l’éloignement de leurs proches.

 

 

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La pauvreté en monde rural avec la Croix Rouge de l’Yonne


Un reportage de Laurence Jannot pour l’Yonne Républicaine
laurence.jannot@centrefrance.com

DANS LES ZONES RURALES, LA MISÈRE EST CACHÉE

 

Il y a, d’un côté, les kilomètres avalés, sur une route en recoin du sud de l’Auxerrois, qui offre le département sous son meilleur jour. Sa beauté naturelle, ses paysages grisants. Ces coteaux vallonnés, ces couleurs lumineuses que l’automne rend mordorées. Tout ce que l’Yonne a d’attrayant, finalement. Et au bout du chemin, la misère. Dans ce qu’elle a de plus réel, de plus cru. Là où on ne l’attend pas. Là où on n’y pense même pas, la campagne ayant couramment cette réputation d’être un choix. « En zone rurale, la misère est cachée », remarque Anne Sévi, bénévole et responsable du dispositif itinérant de l’association, la Croix-Rouge sur roues, qui se déploie dans le département depuis un an et demi.

Il y a beaucoup de femmes seules, qui ne viennent pas demander

« Au bout  de l’Yonne, être pauvre, on n’en parle pas ». Par pudeur, la honte au cœur. « On sait qu’il y a beaucoup de femmes seules, des veuves d’agriculteurs notamment, qui ne viennent pas demander. Des gens qui ont toujours un peu de famille autour. » Et qui s’appuient dessus autant qu’ils peuvent. Jusqu’au jour où ce n’est plus le cas. Anne Sévi illustre avec cette icaunaise dans le florentinois : abritée par un corps de ferme aux allures de taudis, « des cartons sur les fenêtres » pour remplacer le verre brisé. Ou encore par ce couple dans le Tonnerrois qui vivait aisément à Paris avant de se retrouver là, coincé, lui malade et elle sans le sou, ni moyen de se déplacer ; contraint d’appeler au secours pour manger. « Des personnes qui sont en dehors de tout.

Des personnes qui sont en dehors de tout

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L’horreur et l’effroi : l’assassinat de Samuel Paty


« Les libertés d’enseigner, de s’exprimer, de discuter et de s’interroger mutuellement construisent, mot après mot, notre langage commun, base de toute démocratie. Il ne fait aucun doute aujourd’hui qu’à travers leurs victimes c’est la démocratie tout entière que ces assassins veulent décapiter » Riss

  BARBARES

L‘assassinat de Samuel Paty, professeur d’histoire à Conflans-Sainte-Honorine, a atteint un niveau d’horreur indicible. Il arrive parfois qu’on trouve quelque aspect positif, même aux événements les plus tragiques. Ici, nous ne pouvons ressentir que de l’abattement, de la tristesse et de la colère.

Au delà de la douleur immense de la famille et des proches de Samuel Paty, et pour lesquels toute condoléance, toute commisération seront de bien dérisoires réconforts, ce drame absolu nous concerne tous.

Depuis janvier 2015, date des attentats contre Charlie Hebdo, de la Finlande jusqu’à l’Espagne, de l’Allemagne à la Belgique ou au Royaume Uni, plus de 300 personnes ont été assassinées en Europe dont plus de 250 en France.
Quels que soient les fantasmes ou les prétextes déments qui ont conduit des individus à accomplir ces actes immondes, aucun n’est recevable sur notre territoire. La France est une démocratie laïque et républicaine. Elle défend des valeurs de liberté, d’égalité et de fraternité, toutes à l’opposé de ce que le terrorisme islamique prétend vouloir nous imposer.
Face à cette situation, l’État doit agir sans faiblesse ni complaisance. Les lois existent. Elles doivent être appliquées avec force et détermination en renonçant à toutes les excuses, à tous les compromis et à toutes les dérobades. Trop de concessions et d’aménagements ont été consentis qui ont sapé l’unité de la Nation. C’est cette fragmentation des droits et des obligations qui a conduit au morcellement de la société et au communautarisme.

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C’est la poésie qui sauvera le monde

Par Vincent G. in Médiapart

Réflexions croisées sur les oeuvres de Jean pierre Siméon « La poésie sauvera le monde » et de Corinne Morel Darleux « Plutôt couler en beauté que flotter sans grâce: réflexions sur l’effondrement ».

Notre société déborde de trop-plein, obscène et obèse, sous le regard de ceux qui crèvent de faim. Elle est en train de s’effondrer sous son propre poids. Elle croule sous les tonnes de plaisirs manufacturés, les conteneurs chargés à ras bord, la lourde indifférence de foules télévisées et le béton des monuments aux morts. Et les derricks continuent à pomper, les banques à investir dans le pétrole, le gaz, le charbon. Le capital continue à chercher davantage de rentabilité.
Depuis des temps immémoriaux, dans toutes les civilisations, dans toutes les cultures, orales ou écrites, il y eut des poètes au sein de la cité. Ils ont toujours fait entendre le diapason de la conscience humaine rendue à sa liberté insolvable, à son audace, à son exigence la plus haute. Quand on n’entend plus ce diapason, c’est bien la cacophonie qui règne, intellectuelle, spirituelle et morale : le symptôme d’un abandon, d’une lâcheté et bientôt d’une défaite.

En 2015, Jean-Pierre Siméon, poète et dramaturge français sortait un livre joliment intitulé “La poésie sauvera le monde”.

Il y a 5 ans, cette affirmation paraissait déjà déplacée. En quoi la poésie peut elle servir à quoi que ce soit?

Si quelque chose sauvera le monde, ce sera surement la science, l’intelligence artificielle, la 5G, internet, les startup, l’argent, non ? Voilà des choses concrètes, disruptives, qui vont bousculer les choses et nous propulser dans le futur ! Que peuvent bien peser quelques mots griffonnés sur un papier face à l’avalanche technologique, face à l’assurance froide de l’ingénierie, face à l’efficacité prouvée des algorithmes qui ne se trompent jamais ?

Sauver le monde, c’est une affaire de gens sérieux, avec des costumes gris et le nez dans leurs statistiques et bilans comptables. La culture, la beauté, la joie ce ne sont que des inquantifiables, des trucs inutiles. Ce qui compte, c’est de savoir combien de mails tu peux traiter en un jour, combien de boulons tu peux serrer, combien de lignes de code tu peux pisser, combien de réunions tu peux enchainer.

Et pourtant, impossible de se départir du sentiment que c’est précisément la technique, l’innovation, cette volonté folle d’avancer quoiqu’il en coute (sans trop savoir où on va), qui envoie le monde droit dans le mur.

 

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La pandémie va-t-elle (vraiment) changer nos habitudes ?


« Cette tempête passera. Mais les choix que nous faisons maintenant pourraient changer nos vies pour les années à venir », écrit Yuval Noah Harari dans le Financial Times. L’auteur du best-seller Sapiens, paru en 2014, n’a pas tort. Les crises qu’affrontent les sociétés sont en effet des « moments privilégiés » pour des transformations légères ou profondes.

De manière générale, toute crise déstabilise les grands courants intellectuels et idéologiques. Les crises exposent ou font ressortir au grand jour les limites d’un modèle : ce qui ne semblait pas de l’ordre du possible le devient soudainement.

L’analyse suivante des conséquences de la crise sur la transition écologique et sociale de nos habitudes a été réalisée par 15 professeurs d’université de différentes spécialités (comportement du consommateur, sociologie, marketing vert, management, tourisme, communication politique). La moitié des chercheurs sont affiliés à des universités québécoises et l’autre moitié à des universités françaises. La parité a également été respectée. Cette diversité de profils amène un regard novateur sur la crise de coronavirus que nous traversons.

La crise du coronavirus modifie les comportements

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